
Luigi s’enregistre dans un hôtel hanté et finit par faire tout le travail.
Luigi’s Mansion 3 se démarque immédiatement par sa présentation. Chaque étage est distinct, avec une direction artistique forte qui confère à l’hôtel une véritable personnalité et une réelle pérennité. Luigi reste un protagoniste charmant, soutenu par des extraits de voix légers de Charles Martinet qui vendent son énergie nerveuse. Le jeu introduit également Gooigi, une deuxième version jouable de Luigi qui ouvre la voie à une conception de puzzle intelligente et à des rebondissements de combat occasionnels, y compris des moments où les combats de boss se déroulent entre les deux personnages pour des rencontres en couches.
Les combats de boss sont un moment fort. La plupart sont créatifs et étroitement liés aux thèmes de leur sol. Paranormal Productions transforme un décor de film en une confrontation inspirée du kaiju contre un Goob dans un costume de Ghostzilla, un exemple remarquable de la façon dont le jeu garde les rencontres visuellement et mécaniquement fraîches.
Cette créativité est souvent minée par la répétition. La boucle principale de capture des fantômes n’évolue pas beaucoup au fil du temps, et des retours en arrière fréquents peuvent donner l’impression que les progrès sont amortis. Les commandes ajoutent également de la friction, le Poltergust et les mouvements généraux semblant maladroits par rapport aux jeux de plateforme Nintendo plus fluides. Gooigi aide à atténuer une partie de cela grâce à la variété des énigmes, mais ne compense pas complètement les problèmes de contrôle.
La stimulation subit un nouveau coup des interruptions. Le professeur E. Gadd interrompt fréquemment le jeu avec des appels et des dialogues qui ne peuvent être ignorés, interrompant le flux à des moments qui devraient sembler plus pratiques. Les crapauds sauvés manquent également de personnalité, et le casting de soutien ne fait pas grand-chose pour égaler le charme de Luigi.
Luigi’s Mansion 3 réussit grâce au style, à la créativité et aux décors remarquables, mais il est freiné par des problèmes de répétition et de rythme qui deviennent de plus en plus visibles avec le temps. C’est un jeu facile à admirer, même s’il n’est pas toujours fluide à jouer.
7,5/10



